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Blog de Mme García Senín

Diversité Biologique

La disparition du dodo et ses conséquences

Escrito por el 31 enero, 2013 en 6ème, Diversité Biologique, Historia de las Ciencias, SVT/BIO&GEO | 0 comentarios

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Illustration par John Tenniel. Extrait de : “Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles”, par Lewis Carroll.

On ne peut évoquer la faune de l’île Maurice sans mentionner le dodo, un oiseau de la taille d’un gros dindon, représenté sur les armoiries de l’île. On peut l’observer également sur les tee-shirts et dans les vitrines de peluches car il a été exterminé par les colons hollandais, affamés à la fin du XVIIe siècle. Depuis, le dodo est devenu le symbole des espèces disparues à Maurice, ainsi que l’une des figures animales emblématiques de l’île.

Le dodo était un oiseau de la taille d’un dindon, pesant 20 kg et d’une longueur d’environ 1 mètre. Court sur ses pattes avec un bec recourbé, un corps peu gracieux et grisâtre de couleur, avec des plumes blanches qui l’ornent, le dodo, scientifiquement connu sous le nom de Raphus Cucullatus, vivait autrefois sur l’île Maurice, dans l’archipel des Mascareignes. Du fait de l’absence de prédateurs, il avait perdu son aptitude au vol. Incroyablement maladroit dans ses mouvements – on lui a d’ailleurs donné ce nom de dodo en raison de sa stupidité – le dodo grattait le sol des forêts à la recherche de fruits, feuilles, baies et graines qui constituaient son alimentation. 
 Le Portugais Afonso de Albuquerque et ses hommes découvrirent l’île Maurice, et bien sûr le fameux dodo, en 1598. De par l’isolement de l’île et l’absence d’êtres humaines, le dodo accueillit les nouveaux visiteurs avec une naïveté enfantine, mais a été vite dupé par les Portugais . Le dodo était une proie facile et fut exterminé sans pitié. En effet,les marins n’hésitaient pas à tuer le dodo afin d’agrémenter leur alimentation trop monotone, même si la chair était coriace et sans saveur. 
 Il construisait son nid en pyramide à même le sol, grâce aux feuilles du palmier. Il pondait un seul œuf dans le nid qui était à tour de rôle couvé par les parents car le petit prenait du temps à se développer. La durée de vie, était, au minimum 30 ans. Malheureusement, comme le nid était construit à même le sol, les petits du dodo bénéficiaient de peu de protection contre l’introduction des prédateurs tels que les chiens féroces et les cochons sauvages. L’œuf du dodo était souvent piétiné et mangé par ces animaux.

Voici une interview de Michel Tranier, ancien directeur des collections du Muséum de Paris, filmée le 17 novembre 2011, devant le squelette composite de dodo conservé dans la zoothèque du MNHN.

Pour aller plus loin, lire aussi l’article de AUDE LALIS (ancienne doctorante au Département “Systématique et Evolution”) hébergé sur le site du CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique).